BINGER Louis Gustave

15 août 2016

Louis Gustave Binger

 

COIUVERTURE_LIVRE

 

Biographie de Louis Gustave BINGER (1856-1936)

 

Explorateur de l’ Afrique Occidentale, premier Gouverneur de la Côte d’Ivoire, Directeur des Affaires d’Afrique au Ministère des Colonies. Ayant été au cours de ses deux grandes expéditions, tour à tour, botaniste, zoologue, géographe, sociologue, géologue, ethnologue. Il s’est entouré de photographes. Il a participé à la construction de l’Afrique moderne.

Livre au format 150 x 210 - 329 pages - 85 illustrations

 

Il a vécu ou est passé notamment à :

STRASBOURG-NIEDERBRONN-SARREGUEMINES-SÉNÉGAL-BURKINA FASO-MALI-CÔTE D’IVOIRE-PARIS-CHENNEVIERES SUR MARNE-ST MAUR DES FOSSÉS-ST MÉDARD DE MUSSIDAN-PÉRIGUEUX-TOULON-L’ISLE ADAM 

………………………………………………………………………………………………........................................

" PROMOTION "

Bon de commande

(livraison par retour de courrier)

 

AU TEMPS DES COLONIES« BINGER»

Explorateur de l’Afrique Occidentale

Encore quelques exemplaires au prix de 13 €

 

 

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Nombre d’exemplaires : ……..X 13 €=

+ Frais de port : 5,00 € pour 1 exemplaire

-  7,00 € pour 2 exemplaires

- Au delà, prière de contacter l’auteur.

 

Chèque de règlement à l’ordre de :
Claude AUBOIN

4 avenue Charles Binder
95290 L’ISLE-ADAM


auboin.claude@wanadoo.fr

 

 

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Qui était BINGER ????

 

BINGER l’Africain, l’explorateur alsacien, le faiseur d’Empire, l’ami des peuplades de Côte d’Ivoire et du Burkina Faso dont les chefs venaient lui rendre visite à l’Isle-Adam.

Le Maréchal LYAUTEY qui s’écriait lors de l’exposition coloniale de 1931 : « BINGER, où diable se cache t’il donc ? Je le veux à ma droite.»

Il fut le premier gouverneur de la Côte d’Ivoire en 1893, puis en 1897 et pendant 10 ans, directeur des Affaires d’Afrique.

Par sa grande expédition de 1887 à 1889, il a exploré de vastes régions de l’Ouest Africain jusqu’alors inconnues. Il fut tour à tour, géographe, géologue, botaniste, ethnologue, et ses cartes firent référence pendant de nombreuses années.

Malade, presque mourant, il fut soigné et guéri à Ouagadougou par la veuve BAOURÉ, comme il l’avait déjà été par la princesse Guimbi OUATTARA à Bobo-Dioulasso, et qui lui disait : « Tu n’as rien à redouter ici. Je connais tous les pays traversés par toi. Si tu avais été un mauvais homme, on t’aurait tué. Mais tu es bon. Les noirs l’ont appris. »

Il eut la reconnaissance du Président Ivoirien Félix HOUPHOUET-BOIGNY qui, en 1993, immortalisa, par un timbre aux deux portraits, le centenaire de la Côte d’Ivoire.

Un homme à découvrir. Des explorations à faire rêver……

 

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BIENVENUE SUR BINGER-BLOG

 

 

Bienvenue. Ce blog a été créé pour vous donner quelques renseignements

sur des personnages, des lieux et des évènements que vous retrouverez dans ce livre.

Il comporte actuellement 64 articles. Je souhaite qu'il vous intéresse.

Merci de me faire part de vos questions, de vos remarques et de vos critiques,

et éventuellement me préciser si vous désirez une dédicace sur le livre

 

Dans ce livre, bien d'autres histoires, bien d'autres renseignements....

 

---- CLIC SUR LES PHOTOS POUR LES AGRANDIR ----

UN LIVRE = UN CADEAU ??

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12 décembre 2012

La Case dite "de BINGER" à Tiakané au Burkina Faso.


L'explorateur BINGER, lors de sa première expédition de 1888-1889, traversa le Gourounsi, passant de village en village, et parvint à Tiakané où il demeura les lundi 30 et mardi 31 juillet 1888. Voici la narration qu'il en fit dans son livre "Du Niger au Golfe de Guinée" :

   TIAKANE_1_copie  TIAKANE_2_copie

Cette Case est actuellement dans un état de délabrement avancé. Plusieurs projets de restauration n'ont pas abouti.

BINGER_Tiakane_casetiakane_4b  une partie de la case " BINGER". voir site : http://www.kassena.gov.bf/textes/tiakane.htm

2012 : Le Docteur Jean-Pierre DUHARD revient d'un voyage au Burkina Faso. Il a été fort bien accueilli par le fils du roi défunt mais confirme que cette case, ouverte à tous vents, sans toit, ne résistera plus longtemps aux outrages du temps...Il a rapporté quelques photos qu'il nous a aimablement permis de déposer sur ce blog. De gauche à droite : Le fils du Roi de Tiakané - la selle du cheval de BINGER - une de ses cantines.

      BINGER_Tiakane_Dr_DUHARD_1    BINGER_Tiakane_Dr_DUHARD_2     BINGER_Tiakane_Dr_DUHARD_3 

 

Reconstitution de cette case "BINGER" par le Docteur Jean-Pierre DUHARD :

   BINGER_DUHARD_Tiakan__case_de_Binger_reconstitu_e__sur_pi_ce_mi_enterr_e_    case_binger_coupe__Sylvain_Badey_2001__copie

 

 Nous serions ravis si les autorités du Burkina Faso menaient à terme ces projets de restauration et nous aurions plaisir de faire état de l'avancement des travaux.

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23 août 2010

Administrateurs à la Côte d'Ivoire

Ecole_colonialeecole_administrateurs Liste des Administrateurs et Commis ayant servi à la Côte d'Ivoire, autres que ceux dont la carrière a été détaillée dans un des articles du présent blog. Cette liste sera enrichie au fil des mois. L'école coloniale se trouvait 129 boulevard Montparnasse, puis au 2 rue de l'Observatoire à Paris. En 1934, elle devint Ecole Nationale de la France d'Outre-Mer. Elle fut fondée en 1884 sous le titre d'Ecole cambodgienne dans le but de  recevoir de jeunes cambodgiens amenés en France par le gouverneur PAVIE. Peu à peu, elle s'est ouverte à des jeunes gens venant d'autres pays. En 1894, "les élèves de la section française étaient divisés en deux catégories: ceux qui aspiraient à une fonction dans l'administration coloniale, et ceux qui se proposaient de s'occuper d'agriculture ou de commerce dans les colonies". La durée des cours était fixée à trois ans (ou à deux ans pour les élèves ayant une licence en droit). L'enseignement des deux premières années consistait à compléter l'instruction française et le troisième année, en complément aux cours de l'école, un enseignement pratique spécialisait chaque élèves: Télégraphe, douanes, école commerciale. Cette section indigène ne répondant pas complètement à la demande, une section française fut crée pour préparer de futurs administrateurs connaissant les principes généraux de l'administration et les langues indigènes. Moralité, excellente santé, instruction suffisante constatée par le baccalauréat, conditions exigées des candidats. les carrières suivantes étaient proposées: administration centrale des colonies, magistrature coloniale, commissariat colonial.

 

BOUHOURE Louis, Alphonse. Né à Nîmes (Gard) le 2 juillet 1864. Commis de résidence en Annam et au Tonkin le 1er juin 1891. Sous-chef de cabinet du  gouverneur général de l'Indochine le 1er mars 1892. Secrétaire général du gouvernement de la Côte d'Ivoire par intérim le 26 mai 1896. Administrateur des colonies le 1er juillet 1896. Secrétaire général de la Côte d'Ivoire le 15 octobre 1896. Quitte la Côte d'Ivoire en mars 1899.

d'ALBECA administrateur colonial chargé de l'administration du cercle d'Assinie le 7 octobre 1895, en remplacement de FOURNIER décédé..

DE BEECKMAN Paul, Alphonse, Frédéric, Marie, Ghislain, Raoul. Né à Bruxelles (Belgique) le 12 septembre 1846. Fils de Ferdinand Baron de BEECKMAN et de Cècile contesse de LIEDEKERKE BEAUFORT. Engagé volontaire le 26 août 1870. Brigadier le 4 septembre 1870. Maréchal des logis le 21 février 1871. Sous-lieutenant au 1er régiment de cuirassiers le 1er avril 1876. Démissionnaire le 6 décembre 1879. Campagne de guerre contre l'Allemagne en 1870-1871. Capitaine au 4ème escadron territorial de dragons. Commandant de cercle au Sénégal le 30 septembre 1881. Directeur des affaires politiques du Sénégal du 12 décembre 1887 au 6 novembre 1888. Administrateur principal de la Guinée le 5 octobre 1889. Administrateur principal  placé hors cadre pour servir en Côte d'Ivoire le 12 septembre 1892. Chargé de l'intérim du gouvernement de la Côte d'Ivoire du 20 mars 1893 au 18 septembre 1893, en attente de l'arrivée de BINGER. décédé le 8 septembre 1915.

de BONCHAMPS Christian, Louis, Marie. Né au Mans (Sarthe) le 15 juin 1860. Fils de Edmond de BONCHAMPS, capitaine au 5ème régiment de Dragons et de Jenny DELAPORTE THEBAUDIERE. Second, puis commandant de l'expédition belge du Katanga en 1892-1893. Admis dans le service des affaires indigènes à la Côte d'Ivoire le 1er mars 1894. Sous directeur des affaires politiques à la Côte d'Ivoire le 3 avril 1894. Chef du secrétariat du gouvernement de BINGER le 1er mars 1895. Chargé de mission dans l'Indénié (Côte d'Ivoire) en 1897. Administrateur adjoint des colonies le 28 septembre 1897. Décoré de la Légion d'honneur par BINGER le 2 septembre 1898. Décédé à l'hopital la Sapétrière à Paris, le 9 décembre 1919.

BRICARD administrateur colonial a été chargé de la direction du cercle de l'Indénié, 11 octobre 1895.

DAUTIER commis du secrétariat du gouverneur de la CI

DECRESSAC-VILLAGRAND administrateur colonial à la Côte d'Ivoire.

DELAFOSSE Maurice. Né à Sancergues (Cher) le 20 décembre 1870. Diplomé de l'Ecole des Langues Orientales. Commis des affaires indigènes. il reçoit une première affectation à Lahou fin 1894 où il s'occupe du tri des colis venant du transport maritime, puis en 1895 il est envoyé dans le Baoulé où il est chargé de la récupération de la colonne de Kong de MONTEIL.

GENDRE commis du secrétariat général de la Côte d'Ivoire.r

GUIBERT  commis au secrétariat général de la Côte d'Ivoire.

HUMMEL Georges. Né à Benfeld (Bas-Rhin) le 29 mai 1863. Après cinq années de services militaires au colonies, devient commis des affaires indigènes à la Côte d'Ivoire le 10 octobre 1894, auprès de son cousin BINGER. Il est chef de la milice, garde magasin et maître d'école. Le 19 juin 1895, remplacé par Georges THOMANN, il est muté au fort de Dabou. Il est chargé provisoirement du cercle du Baoulé le 1er juin 1897. Il quitte la Côte d'Ivoire le 25 mars 1898.

LEMAIRE Jean-Baptiste, Philémon. Né à Verberie (Oise) le 7 juillet 1856. Employé au ministère des finances du 1er mai 1877 au 17 septembre 1886. Chef de bureau à la direction de l'intérieur au Sénégal le 13 février 1892. Secrétaire général du gouvernement de BINGER à la Côte d'Ivoire le 24 avril 1893. Relevé de ses fonctions sur sa demande le 9 février 1895.

LOUEDIN Maurice, Adolphe, commis aux affaires indigènes de la Côte d'Ivoire. départ de la CI le 15 janvier 1896.

MONTEIL Charles, Victor. Né à Paris le 22 février 1871. Admissible à l'Ecole polytrchnique en 1892. Commis des affaires indigènes à la Côte d'Ivoire le 15 avril 1893. Quitte la Côte d'Ivoire fin 1896.

MULLER Daniel. Né à Montbéliard (Doubs) le 29 décembre 1873. Licencié ès lettres. Secrétaire particulier du gouverneur de la Côte d'Ivoire le 25 mars 1897. Secrétaire archiviste du conseil d'administration de la Côte d'Ivoire le 16 avril 1897. Commis des affaires indigènes le 28 mai 1897. Chef du secrétariat du gouvernement de la Côte d'Ivoire le 13 avril 1898. Quitte la côte d'ivoire début 1899.

NEBOUT Albert, Anatole. Né à Auffray (Seine Maritime) le 29 septembre 1862. Engagé volontaire au 1er régiment d'infanterie de Marine le 8 octobre 1880. Quitte l'armée avec le grade de sergent le 1er janver 1885. Chef de gare au chemin de fer de Dakar de janvier 1885 au 15 avril 1890. Administrateur colonial à la Côte d Ivoire le 20 novebre 1893. Maintenu à la Côte d'Ivoire le 15 octobre 1896. Chargé d'une mission auprès de Samory en 1897. Quitte la Côte d'Ivoire en 1902.

POULLE Paul, Marie. Né à Ensisheim (Haut-Rhin) le 8 mai 1862. Elève de l'Ecole Spéciale de Saint-Cyr le 30 octobre 1880.   Sous-lieutenant au 46ème régiment d'Infanterie le 1er octobre 1882. Breveté d'Etat Major le 3 novembre 1891. Capitaine le 22 mars 1893. Démissionnaire le 2 mai 1893. Administrateur colonial à la Côte d'Ivoire sous le gouvernement de BINGER le 2 mai 1893. Tué lors d'une mission dans l'Indénié (Côte d'Ivoire) le 10 mars 1894.

TELLIER Théophile, Antoine, Pascal. Né à Boulogne (Hauts-de-Seine) le 3 septembre 1872. Engagé volontaire au 10ème régiment de Chasseurs à Cheval le 7 octobre 1890. Commis des affaires indigènes à la Côte d'Ivoire le 24 juin 1896. Administrateur colonial adjoint le 25 décembre 1900.

THOIRE Gaston, Nicolas. Né à Bar le Duc (Meuse) le 27 juillet 1853. Agent auxiliaire au Congo le 1er août 1886. Administrateur colonial au congo le 5 novembre 1891. Rejoint la Côte d'Ivoire le 25 mars 1896. Administrateur adjoint le 15 octobre 1896. Quitte la côte d'ivoire début 1901.

VILLAMUR Pierre, Roger. Né à Toulouse le 4 juillet 1868. Licencié en droit. Avocat à la Cour d'appel de Paris. Commis des affaires indigènes à la Côte d'Ivoire le 25 avril 1896. Chef du secrétariat du gouvernement de la Côte d'Ivoire et juge de paix à Grand-Bassam (Côte d'Ivoire) le 23 janvier 1899. Administrateur stagiaire des colonies à la Côte d'Ivoire le 23 janvier 1900. Juge-président du tribunal de Bingerville (Côte d'Ivoire) le 6 août 1901.

 

 

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20 août 2010

Le peintre Gaston RICHARD PARAIRE ( 1869-1935 )

 

paraire_tiassaleBINGER_par_PARAIREPARAIRE_Richard RICHARD_PARAIRE_atelier  RICHARD_PARAIRE__avec_son_chevalet                                                                                        RICHARD_PARAIRE_Portrait                                                     Le tableau, faisant couverture du livre, est une oeuvre de l'artiste peintre Gaston RICHARD PARAIRE. Il a été réalisé à Paris juste avant son départ à la Côte d'Ivoire, donc en juin ou juillet 1893, par le jeune artiste accrédité par le ministère des colonies.

RICHARD PARAIRE s'était lié d'amitié avec BINGER lors d'une exposition et il l'avait accompagné à sa prise de fonction de gouverneur de la colonie. RICHARD PARAIRE a sillonné le littoral de la Côte d'Ivoire, visitant les différents cercles de Grand Lahou, Sassandra, Dabou, Fresco, remontant le fleuve Bandama jusqu'à Tiassalé, la Comoé avec l'administrateur POULLE, pour peindre des paysages et des scènes de vie locale, et réaliser des photographies: " La Barre de Grand-Bassam", "Grand-Bassam", "Rapide de Thiassalé sur le fleuve Bandama" peint en février 1895, etc.

A son retour en France, le 23 avril 1895, sur la proposition du député de la Corrèze Amédée DESCUBES, le Ministère de l'Instruction Publique et des Beaux-Arts acheta 1.200 francs le tableau "Sous les cocotiers, au bord de la Sassandra", dont le Ministre des Colonies, André CHAUTEMPS, orna son cabinet. RICHARD PARAIRE exposa 40 tableaux, parmi ceux réalisés à la Côte d'Ivoire, à la galerie Georges Petit 12, rue Godot-de-Mauroy à Paris, du 14 au 25 avril 1895, avec vernissage le 13 avril auquel participait le Capitaine MARCHAND.  (voir catalogue de l'exposition ci-dessous). Il présenta également nombre de ses oeuvres lors des expositions de Bordeaux en 1895 (où il reçut une médaille d'or) et de Paris en 1900. Il reçu également une médaille d'or, en 1896, à l'issue de l'exposition Nationale et Coloniale de Rouen.

Marius Gaston RICHARD était né à Paris le 30 janvier 1869 de Louis RICHARD, comptable à la Compagnie Impériale des Voitures de Paris, et de Céline PARAIRE. Il fut admis à suivre l'école des Beaux-arts de Paris et fut l'élève de William BOUGUEREAU (1825-1905). Il fut remarqué par BINGER lors d'une exposition. Afin de ne pas être confondu avec un autre peintre du même nom, il signa ses tableaux du pseudonyme de RICHARD PARAIRE. Malheureusement, un décollement de la rétine en mai 1896 l'empêcha de continuer à peindre. Il s'adonna alors à sa seconde passion: la photographie, complétée par la création de cartes postales-photos de la région cannoise, sous la signature de G.RICHARD, Cannes, avec atelier et magasin à la villa "Le Gui" boulevard Carnot. Gaston RICHARD décéda d'une crise cardiaque, à Cannes, le lundi 22 avril 1935.

La photographie du tableau en couverture du livre a été réalisée par Antoine CHAMPEAUX. Ce très grand tableau est un dépôt par le Musée de l'Armée à Paris au Musée des Troupes de Marines à Fréjus. Il provenait d'un don fait par Claudia RICHARD, la veuve du peintre le 13 novembre 1963. Il fut livré le 16 mars 1964 au Musée de l'Armée. Ce tableau était présenté à l'entrée de l'exposition Binger, au Musée de l'Isle-Adam. Ci-dessous, cinq autres de ses oeuvres peintes à la Côte d'Ivoire.

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Avec tous mes remerciements aux descendants du peintre qui ont eu la grande amabilité de me communiquer de très nombreux renseignements, photos et documents.

Quelques unes des peintures réalisées à la Côte d'Ivoire :

" La barre", "Sous les cocotiers", "Halte en forêt", "La tornade", "Le Bandama à l'aurore", "Habitation indigène", "L'heure du foutou", "Zago, chef de la Sassandra", "Rives du Comoé", ""Etude pour un sacrifice" etc.

Il est possible de contempler ses oeuvres:

Photographies au Musée de Provence  2, rue Mirabeau à 06130 Grasse

                          Musée Fragonard 23 boulevard Fragonard à 06130 Grasse

Tableaux au Musée de la Castre Le Suquet 06400 Cannes

PS  La reproduction toute ou partie de ce texte et de ces photos est autorisée et peut être modifiée.

05 mai 2010

PROMO BINGER

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Insigne de la Promotion BINGER, 52ème promotion de l'E.M.I.C.C. (1936-1938) ainsi nommée par le directeur et les élèves de l'École Militaire de l'Infanterie et des Chars de Combat de Saint-Maixent, en 1937. Ci-contre deux des numéros de la Revue "Promo Binger". Cette revue devint : Promotion BINGER "FAIRE FACE". Elle cessa de paraître en 1983, vraisemblablement par extinction de ses adhérents.

 

«  NOTES DE VOYAGE » article paru dans le n° 3 du 10 octobre 1937, Revue « Promotion BINGER ».

 

livret promo Binger 1

Ce voyage d’informations et de cohésion a été réalisé en juillet 1937 pour cette promotion BINGER, à la fin du cycle des deux années d’étude.

Les photos nous ont été aimablement envoyées par Monsieur le docteur MOUROT, fils du Lieutenant-colonel MOUROT figurant sur la photo N°8, position 14.

 

Camp de La Courtine (Creuse) fin de stage des Aspirants, quelques jours avant le voyage :

PROMO BINGER voyage 11

PROMO BINGER voyage 10

 

PROMO BINGER voyage 8 bis copie

 Camp de La Courtine. Expérimentation de pots fumigènes par les Aspirants.

 

«  Le voyage d’étude commençait à La Courtine, le dimanche 4 juillet à midi. Nous roulions sans arrêt jusqu’à Mulhouse en train spécial, où nous arrivions à 4 heures du matin. De 6 heures à midi, nous visitons la ville, quelques uns vont en taxi à l’Hartman, d’autres louent un autocar pour aller au Rhin jusqu’à Kems et Saint-Louis. À 9 heures, une délégation d’Officiers et d’élèves dépose une gerbe au Monument aux Morts.

À midi, nous prenons le train pour Nancy et filons entre le Ried et les Vosges. Le temps brumeux ne permet pas d’apercevoir la Forêt Noire. Pas d’arrêt à Strasbourg, l’horaire est sans pitié. Nous montons vers Saverne et descendons le plateau lorrain. Nous sommes à Nancy peu après 16 heures. Le Général TASSEL nous reçoit à la gare, où en avant d’une foule nombreuse, nous attend la musique du 26ème R.I. Précédés par elle, nous traversons la ville, et par la Place Stanislas, débouchons dans l’hémicycle de la carrière devant le Palais du Gouvernement où le Général RÉQUIN, Commandant le XXème Corps, nous passe en revue. Nous sommes logés à la caserne THIRY où un chaleureux accueil nous est réservé.

Mardi matin 6 juillet, à 5heures 30, nous partons pour Saint-Mihiel où nous abandonnons le train jusqu’à vendredi. Six cars rapides vont nous conduire sur les champs de bataille. Nous visitons Saint-Mihiel, admirons à l’église la « Mise au Tombeau », chef d’œuvre si peu connu de Ligier RICHIER. Dès la sortie du bourg, voici les premières traces de la guerre, vastes pans de murs des anciennes casernes bombardées et effondrées dès le début des hostilités. Nous montons au fort du Camp des Romains, où le Commandant SERRES nous fait un magistral exposé de la poussée allemande sur Saint-Mihiel et de la chute du fort. Rendons hommage ici au Colonel BESNIER, au Colonel COMPAGNON, au Commandant SERRES, au Capitaine COMTE qui tout au long du voyage nous firent des exposés remarquables. Nous ne sommes pas restés insensibles à la peine qu’ils se sont donnée.

PROMO BINGER voyage 6 bis copie

démonstraction de l'envol d'un ballon

À onze heures, nous arrivons sur l’éperon du Mont-Sec, et de la haute colonnade du Monument américain, nous découvrons toute la Woëvre.

 

livret promo Binger 5

Mémorial américain du Mont-Sec

À midi, nous dînons au château de Hattonchatel, où l’abbé nous reçoit avec une chaleur et une affabilité touchantes. L’après-midi, c’est la tranchée de Colonne, les Eparges, puis Verdun où nous visitons le 511ème Régiment de Chars et assistons à une démonstration de nouveaux modèles.

 

PROMO BINGER voyage 4bis copie PROMO BINGER voyage 3 bis copie                                                                                                                                                                     

L'Aspirant MOUROT devant le château de Hattonchatel

Le 7 juillet, la journée entière est consacrée aux champs de bataille de Verdun. Le matin rive droite, le soir rive gauche. Avocourt, Montfaucon. Nous voyons tout le jour et partout des trous d’obus. La gorge peu à peu se serre, les conversations tombent, chacun marche recueilli dans ses pensées. Le soir, l’École dépose une gerbe au Monument aux Morts ; elle est reçue à l’Hôtel de Ville par le Conseil Municipal.

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Le jeudi 8 juillet, nous montons vers le Nord, traversons la Woëvre jusqu’à Longuyon, visitons longuement l’ouvrage fortifié de Fermont, dont nous sortons stupéfiés, et longeons la frontière ; par Mercy-le-Haut, Hayange, nous rejoignons Metz. Magnifiquement reçus au 146ème de forteresse où nous déjeunons, nous repartons à 14heures, étudions les champs de bataille de 1970, Saint-Privat, Rezonville et revenons à Douaumont par Mars-la-Tour et Vaux. Nous visitons le fort, cependant que se règlent les derniers détails d’une cérémonie intime que nous organisons pour le soir.

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L’Abbé NOËL, chapelain de l’Ossuaire, qui a une sympathie toute particulière pour notre école, nous autorise - ce qui n’a encore jamais été fait par une école – à faire une veillée d’armes devant les tombes ; il illuminera l’Ossuaire à cette occasion.

PROMO BINGER voyage 1 bis copie

Le soir à 9 heures, nuit tombée, nous arrivons à l’Ossuaire qui dresse son ombre tragique vers le ciel. Le phare jette en tournant un étroit faisceau de clarté qui dans sa ronde joint les stations de ce nouveau Golgotha : Vaux, Tavannes, Souville, Fleury, Froide-Terre, Culières, Mort-Homme, Bois d’Haumont, Bois des Caures, Bois des Fosses. Sur cette terre pétrie de sang où 400.000 morts reposent, à chaque nom, à chaque pas, il faudrait remercier et pleurer.

 

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La tranchée des baïonnettes

 

Le bourdon de la Victoire sonne, mais si funèbre, si lugubre, dans l’obscurité, que l’on n’ose plus marcher, et que l’on sent courir du froid dans les moelles. Nous pénétrons dans la chapelle que l’abbé nous a fait la surprise d’illuminer ; nous assistons au Salut, puis nous allons nous recueillir dans les deux ailes du cloître. Cependant que quarante six d’entre nous se placent devant chacune des quarante six alvéoles des tombeaux, nous présentons les armes.

PROMO BINGER voyage 12

Puis, en colonne de Compagnie, nous descendons l’allée centrale de l’immense cimetière où les croix blanches battues par le faible reflet du phare, en nappes floues sortent de l’ombre. Nous nous plaçons sur douze rangs au fond de l’allée et présentons le sabre. Le clairon sonne « Aux Morts » ; à peine a-t-il fini qu’un autre lui répond à l’autre bout du cimetière, puis un autre là-haut sur la crête du fort, dont le son lointain va mourant. Alors, l’un de nous adresse une prière aux morts qui est aussi une  invocation, et tous d’une voix, nous faisons le serment de fidélité. Les clairons sonnent à nouveau, se répondent et se perdent dans la nuit. Minutes inoubliables. Ici enfin, la promotion devient phalange fervente dont nous avions rêvé. Elle est là, elle vit.

livret promo Binger 2

Puis la relève s’organise dans la nuit ; de quart-d’heure en quart-d’heure, deux Sections montent pour relever ceux qui se recueillent, chacun devant une croix. Dans ce « haut lieu », devant l’Ossuaire maintenant blanc de lumière qui sort de la terre comme une grande croix, s’achève la plus haute, la plus pure soirée de notre année.

Vendredi 9 juillet, nous quittons Verdun pour la butte de Vauquois, traversons l’Argonne et les champs de bataille de Suippes, Perthes, la Ferme de Navarin. À Somme-Py, le Capitaine L’HUILLIER nous parle de cette bourgade où il est né, où les siens ont subi l’occupation allemande. Nous déjeunons à Reims où nous disposons d’une heure pour visiter la ville. Puis c’est l’étude des combats pour la montagne de Reims, le cimetière de Bligny. Enfin Dormans et le passionnant récit des efforts désespérés du 2ème Bataillon du 32ème R.I. pour se cramponner à la Marne.     

 

 

             - BAPTÊME DE LA PROMO BINGER -

" Le jeudi 22 juillet 1937 eut lieu le Baptême de la promotion "Binger".   

  Dès le matin l'Ecole s'emplit d'invités. Jusqu'à 9 heures on visite les bâtiments, les salles de cours, Canclaux. A dix heures, nous nous rangeons dans le dispositif habituel, face au monument aux mort; le bataillon des E.O.R. nous encadre avec les spahis et la forte nouba du 12ème R.T.S. Les délégations et les officiers sans troupe se rangent face à nous. La délégation de Saint-Cyr dépose une gerbe. Madame BINGER, son fils en uniforme de lieutenant de chasseurs, viennent prendre place sur le terre-plein du monument suivis des généraux, des officiers supérieurs, anciens élèves de l'Ecole, des chefs de délégations.

Le général DUFFIEUX salue Madame BINGER, les délégations, et nous passe en revue. Le colonel HASSLER prononce alors ces paroles qui vont nous sacrer officiers de France, fils spirituels du Grand Binger. -discours du colonel HASSLER-.

Le général GOURAUD, empêché de venir présider cette fête et qui était l'ami intime de notre grand ancien m'écrit: je vous félicite sincèrement de donner à une des promotions le nom du Gouverneur Général Binger. Quand je suis parti jeune lieutenant pour le Soudan en 1894, j'ai emporté les seuls documents qui existassent alors, c'est-à-dire la carte de Binger et les deux volumes "Du Niger au Golfe de Guinée" résultats de ses travaux de deux ans.... C'est donc un magnifique exemple à donner à vos jeunes officiers.

Officiers de la Promotion Binger, en souvenir de ce grand Alsacien, de ce grand Colonial qui a eu, avant de mourir, la consolation de voir le retour de son pays à la France, inspirez-vous de son exemple fait de l'oubli de soi-même, du don total à l'intérêt supérieur de la Nation. Soyez comme lui des chefs, convaincus, ardents, travailleurs, pour qui l'intérêt de la Patrie passe e de loin l'intérêt particulier. Jurez tous d'une seule voix, d'un même coeur, brusquement simplifié, comme les fils tous pareils de la France une et indivisible, d'être prêts à souffrir et à mourir pour ses causes, pour toutes ses causes indistinctement. Jurez-le"

La promotion, en dégainant, a juré. Enfin, c'est le défilé. A midi, un banquet de 700 couverts fut servi. L'après-midi se passa à visiter les différents pavillons de l'Ecole et le soir un bal fut donné dans la salle des fêtes jusqu'à cinq heures du matin.

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Ci-dessus: Madame veuve Binger avec à gauche son fils Jacques.

A noter: La ville de Saint-Maixent-l'Ecole a voulu, elle aussi, honorer BINGER en lui attribuant le nom d'une de ses rues. Par décision du Conseil Municipal en date du 27 juin 1969, le chemin de St-Maixent à Pallu est devenu rue Binger.

PROMOTION BINGER  :

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Tous nos remerciements à Monsieur Jean-Paul MARCHAL pour nous avoir permis de présenter ces photos.

Cher lecteur, si vous reconnaissez un parent, si vous détenez de la documentation sur cette promotion Binger, ou d'autres numéros de cette revue, merci de bien vouloir me contacter.

auboin.claude@wanadoo.fr

05 avril 2010

EXPOSITION à BAMAKO au MALI

L'EXPOSITION " L'AFRIQUE EN NOIR ET BLANC, DU FLEUVE NIGER AU GOLFE DE GUINEE (1887-1892) GUSTAVE LOUIS BINGER EXPLORATEUR " a été présentée du 15 avril au 15 juin 2010 au Musée de BAMAKO au MALI.

L'Inauguration est prévue le mercredi 14 avril 2010 à 17h00, heure locale.

Cette exposition a été réalisée en partenariat avec l'association "IMAGES & MEMOIRES".

voir détails dans excellent article de la Société d'Histoire 94120 Saint-George & Dalayrac,

à Fontenay-sous-Bois, dont Madame Alexis Marise BIQUE est la Présidente:

http://10mai94120.blogspot.com/2010/04/du-fleuve-niger-au-golfe-de-guinee-1887.html

 

 

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08 décembre 2009

Exposition et Conférence à St-Maur-des-Fossés ( Val de Marne)

Expo_ST_MAUR_1expo_ST_MAUR_5_panneauexpo_St_maur_8_panneauexpo_st_maur__panneauLes portes de l'exposition se sont ouvertes le vendredi 4 décembre 2009 à la Bibliothèque Municipale de St-Maur-des-Fossés et le regard du visiteur y trouvera de nombreux panneaux et vitrines présentant des documents inédits, des objets et photos concernant les deux explorateurs saint-mauriens, Louis Gustave BINGER et Charles Henri POBEGUIN. A signaler, le magnifique fonds de photos prisent à la Côte d'Ivoire de 1892 à 1896 par POBEGUIN, sorti spécialement des archives de la Bibliothèque.

Une conférence sur la vie des deux explorateurs fut présentée le samedi 5 décembre 2009, en présence de Monsieur André KASPI, Maire-adjoint de St-Maur et historien de renom, de Madame Geneviève GAUTRAND, Conseillère municipale, de Madame Patricia BINGER, petite cousine de l'explorateur, devant un auditoire de connaisseurs qui ont vécu, pour beaucoup, en Afrique de l'Ouest. A l'issue, les échanges furent particulièrement fructueux. Cette conférence, proposée par votre serviteur, fut suivie d'une séance de dédicaces du livre biographique sur Louis Gustave Binger.   

expo_St_Maur_2Expo_St_Maur_3expo_St_Maur_4

Les photos ont été prises par      Madame Patricia BINGER.

20 novembre 2009

Exposition BINGER-POBEGUIN à St-Maur-des-Fossés ( 94 )

Affiche_Exposition_BINGER_copieAffiche_Conference_BINGER_copieUne exposition temporaire sera présentée à la Bibliothèque Germaine Tillion 23, avenue Henri-Martin à St-Maur-des-Fossés (Val de Marne) du 4 décembre 2009 au 24 février 2010. "2 explorateurs Saint-Mauriens en Côte d'Ivoire au XIXème siècle : BINGER & POBEGUIN "   Cartes et photographies, carnets de route et croquis. Cette exposition, différente et complémentaire à celle qui vient de se terminer à l'Isle-Adam, mettra en parallèle et en convergence ces deux explorateurs. Comme vous pourrez le voir ou le revoir dans un commentaire sur lui dans ce blog, Pobéguin fut pendant trois ans administrateur en Côte d'Ivoire alors que Binger en était le gouverneur. L'amitié, fondée pendant cette période, sera constamment entretenue pendant leur vie durant. 

La conférence du 5 décembre 2009 sera présentée par votre serviteur.

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19 novembre 2009

le vapeur français le "Taygète"

 

Fraissinetfraissinet_5TAYGETEfraissinet_3De 1890 à 1895, un paquebot, le "Taygète", de la Compagnie FRAISSINET, assurait la liaison entre le port de Marseille et ceux de l'Afrique occidentale. Ce vapeur était commandé par le capitaine FABRIQUE. Il faisait le transport de passagers, du courrier, de troupes, de matériel civil et militaire, et de produits en provenance des colonies. Il desservait Oran, Las Palmas, Dakar, Conakry, Sierra Léone, Grand-Lahou, Grand-Bassam, Grand Popo, Whydah et Cotonou, où il faisait terminus. La durée de voyage était d'environ 20 jours, avant d'entamer le voyage retour. Deux autres vapeurs de cette compagnie maritime étaient également en service sur cette ligne maritime: "L'isly" et le "Kabyle".                                                                                                                                         Quelques exemples :

                                                                                                                                                                                                                                       Le 23 avril 1890, les membres de la mission CRAMPEL embarquent sur le "Taygète". A bord se trouve déjà le commissaire général du gouvernement au Congo, Savorgnan de BRAZZA. Après une escale à Grand-Bassam le 28 avril, le "Taygète" accoste à Libreville le 7 mai.

Le 2 Août 1891, il est annoncé par le courrier transporté par "Taygète" que Savorgnan de BRAZZA allait partir pour le lac Tchad terminer l'oeuvre de l'explorateur CRAMPEL

Le 13 décembre 1891, il est informé que le "Taygète" à ramené de Loango à Libreville les onze Sénégalais survivant de la mission CRAMPEL.

Le 3 janvier 1892, le paquebot "Taygète", faisant le service de la côte d'Afrique, apportait des nouvelles assez inquiétantes sur l'état des esprits au Dahomey. Il quitta le port de Cotonou et vint mouiller à Grand-Popo pour embarquer des français.

Le 31 janvier 1892, une information précise que parmi les passagers du "Taygète" arrivé récemment à Marseille se trouvaient MM LESCURE, chef d'exploitation, DUNOD, agent du Congo, GUILLOU, explorateur, et douze sous-officiers, soldats et marins venant du Congo et du Sénégal.

Le 14 février 1892, Le comte d'HERISSON est parti sur le "Taygète", courrier de la côte occidentale d'Afrique, pour prendre le commandement de la milice au Congo français. Ce navire, qui était chargé d'une partie du matériel destiné au wharf de Cotonou, emportait aussi à son bord MM. BALLOT et BALLAY.

Le 23 juillet 1892, Le vapeur "Taygète" emportait le courrier du Dahomey avec 3 passagers à bord, dont neuf religieuses et cinq religieux. Il contenait également 70 tonneaux de provisions pour la marine, à destination de Dakar et 30 tonnes de matériel de guerre à destination de Cotonou. En passant à Dakar, le "Taygète" prendra soixante soldats pour le Dahomey.

Le 7 juin 1893, le "Taygète" arrive hier à Oran. Il a débarqué 25 hommes de la Légion étrangère venant de Cotonou, parmi lesquels le lieutenant VIVIE. Il y avait à bord 80 passagers à destination de Marseille, dont soixante soldats d'infanterie et d'artillerie de marine. Le chargement du "Taygète" comprend 900 tonnes d'huile de palme, de caoutchouc et de bananes.

Le 8 juin 1893, le "Taygète", courrier de la côte occidentale d'Afrique, est arrivé à Marseille, ayant à son bord quatre vingt un passagers , parmi lesquels plusieurs officiers, dont le lieutenant-colonel GONARD, chef d'état-major du général DODDS, le capitaine AIGROT de la Légion étrangère, bléssé au combat du 2 mai, et trente cinq sous-officiers , soldats et marins rapatriés de Dahomey, malades ou convalescents. Le "Taygète" rapporte le courrier du Dahomey qui nous donne des détails sur l'engagement qui a eu lieu le deux mai , au cours d'une reconnaissance à Taffo, au sud d'Abomey.

le 15 janvier1895, le "Taygète" venant de Marseille, arrivait à Grand-Bassam. Le même jour, il repartait vers Cotonou. 

Le 13 mai 1895, Charles Henri POBEGUIN envoie, par le "Taygète", à Grand-Bassam pour qu'ils partent en France, son courrier et deux caisses pour le  professeur CORNU du Muséum, car le paquebot "Stamboul" n'est pas passé. Madame BINGER, qui arrive de France, est à bord du "Taygète", ainsi que l'explorateur GENTIL qui retourne au Congo.

Le 19 mai 1895, le gouverneur et sa femme arrivent à Grand-Bassam avec le "Taygète".

Le 27 juin 1895, Le "Taygète" est à nouveau en rade de Grand-Bassam. Il va emporter avec lui MM CHAUVE, qui aura avec lui un carnet de voyage et un album de photos de Georges THOMANN, et CORRARD.

Le 10 aout 1895, arrivée du "Taygète" dans la soirée. Il ne sera possible de communiquer avec lui que le lendemain à cause de la barre que les pagayeurs refusent de passer à nouveau ce jour là.

le 15 septembre 1895, Le "Taygète est à Grand-Bassam. 

Le 28 septembre 1895, le "Taygète", venant de Cotonou, arrive aujourd'hui à Grand-Bassam.

Le 14 décembre 1895, le paquebot "Taygète", venant de France, arrive à Grand-Bassam avec le courrier.

Le 25 juin 1896, le "Taygète" quitte les quais de Marseille pour Libreville avec à son bord de BRAZZA et LANDEROIN, son interprète, pour débuter sa mission qui le conduira à Fachoda.   

 

photo au début de l'article: Lettre de la Compagnie Fraissinet, propriétaire du "Taygète", assurant de la présence à bord de Noëmie LEPET, épouse du gouverneur BINGER.

Arrêté fixant le mode de reconnaissance des bâtiments faisant escale à Grand-Bassam (1895): Aussitôt qu'un vapeur sera en vue de Grand-Bassam, il sera hissé au mat du pavillon de la poste le signal D S L (avez-vous une patente de santé nette?) Si le vapeur signale que sa patente de santé est nette, le signal D S T (libre pratique) sera hissé et le vapeur ayant amené son pavillon jaune pourra commencer aussitôt ses opérations de débarquement et d'embarquement. Si la patente n'est pas nette, le signal D T C (vous-êtes en quarantaine) sera hissé à terre: les communications seront alors interdites jusqu'à nouvel ordre pour permettre au Service de santé d'examiner les pièces de police sanitaire.

VAPEUR           THOMANN_bateau_Georges_Thomann

                                                      Collection Philippe Le Port

En juin 1898, le Taygète se brise sur des rochers et coule en rade d'Assinie (Côte d'Ivoire). Les passagers sont sauvés et ramenés à Marseille par le paquebot "Stamboul". La cargaison est transportée sur la rive. Le Commandant ALEXANDRINI et son second, le Lieutenant CASSAL, sont convoqués pour rendre compte du naufrage auprès du Tribunal Maritime Commercial de Marseille.

 

Si vous détenez de la documentation sur le "Taygète", merci de bien vouloir me contacter.   

16 novembre 2009

BAFOTIGUE

KONG_BAFOTIGUELors de sa grande expédition (1887-1889), BINGER avait connu BAFOTIGUE enKONG_2 arrivant à Kong. Les autorités de Kong l'avaient confié à cet hôte chez qui il devait loger avec ses hommes. BAFOTIGUE était responsable de lui, rien ne pouvait se faire sans passer par lui. Ils sympathisèrent et se rendirent mutuellement service. Lors de son retour à Kong, quelques mois plus tard, BAFOTIGUE, à nouveau, fit de son mieux pour rendre le séjour de BINGER et de ses hommes agréable.

Lors de l'expédition de 1892, BAFOTIGUE était venu au devant de la colonne, apportant deux sacs de cauris (monnaie d'alors, coquillage du groupe des porcelaines) pour que BINGER ne soit pas à court de menue monnaie. BINGER, Marcel MONNIER et le docteur CROZAT logèrent chez BAFOTIGUE, dans une cour malpropre où ils avaient dressé une tente. Lors de leur départ de Kong, BAFOTIGUE insista pour les accompagner et pendant plusieurs jours il leur servit d'interprète, ne ménageant pas sa peine.   

Ayant été instructeur des armés du roi TIEBA, le capitaine MARCHAND fut déclaré personna non grata à son arrivée à Kong en 1893. Il fut obligé de se retirer à une dizaine de kms au sud de la ville et bientôt fut à cours de vivres. La situation devenait désespérée quand BAFOTIGUE, l'ami de BINGER, arriva en véritable sauveur. Il parvint à négocier l'entrée de MARCHAND dans Kong, ce qui sauva la mission. Puis, BAFOTIGUE apporta au gouverneur BINGER, qui se trouvait alors à Grand-Bassam, une lettre de MARCHAND qui expliquait ses difficultés à Kong.

Durant 30 ans, il profita du passage d'européens pour donner de ses nouvelles à BINGER.

En 1927, quand BINGER et sa femme, vinrent en Côte d'Ivoire pour refaire, à l'envers, le parcours de sa grande exploration, BAFOTIGUE était là pour l'accueillir au pied du perron du Palais du Gouvernement de Bingerville. Il était arrivé la veille, de toute urgence de Kong, et remercia BINGER pour l'envoi d'une paire de lunettes que ce dernier lui avait fait parvenir de France, lui disant: "Lieutenant, je suis ton fils et mes enfants sont à toi !." "Tu m'a envoyé des lunettes et depuis je vois clair". Il accompagna partout BINGER et sa femme, s'installa en permanence devant la porte de leur chambre. Il transportait avec lui, dans un petit sac, toutes les lettres que BINGER lui avait envoyées de France. Arrivé à Kong, BAFOTIGUE a voulu lui montrer la case où il avait longtemps séjourné. Elle était maintenant en ruines. " Mais les gens de Kong ne veulent pas la laisser en cet état; on va la reconstruire, on y mettra ton nom avec le pavillon français que tu as donné."   

Les photos ci-dessus ont été prises à Kong en 1892 par Marcel MONNIER, photographe de la mission BINGER.    

15 novembre 2009

Les poids pour peser l'or à la Côte d'Ivoire et au Burkina Faso

    poids_copiepoids_fetiche_14poids_fetiches_9poids_fetiche_3_copie      poids_fetiches_8poids_fetiches_10poids_fetiches_12                                                                                                                                                      A la Côte d'Ivoire, au Burkina Faso, comme dans toute l'Afrique, les poids étaient utilisés pour presque toutes les actions commerciales.  Il fallait peser l'or qui servait de monnaie, tout comme les cauris qui étaient des petits coquillages en porcelaine. L'emploi de la poudre d'or avait l'avantage d'être facilement divisible.

Les poids utilisés étaient de dimensions et de formes très variables et représentaient des humains, des animaux ou des objets utiles. La plupart des individus des régions de commerce (Kong, Bondoukou, Bobo-dioulasso etc) était muni d'une balance et avait ses propres poids dont il connaissait l'équivalent en or. L'unité de poids était le barifiri qui représentait environ 40.000 cauris. La sous-division du barifiri était le mitkal. Souvent, les transactions étaient réalisées au fond des cases, à l'abri des regards.

Ces poids pouvaient également être utilisés par le conteur pour figurer de fantastiques histoires.

Sur le littoral, autour de Grand-Bassam, la monnaie courante était la manille en bronze ou en laiton. Elle servait de monnaie d'échange entre les factoreries européennes et les traitants locaux.                                         Or_copie

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14 novembre 2009

BINGER et le Maréchal François Marcellin Certain de CANROBERT

ECanrobertn 1875, alors que le régiment de Louis Gustave BINGER, le 20ème régiment de Chasseurs à Pied, était cantonné à Rouen, eurent lieu des grandes manoeuvres dans la région de Pacy sur Eure (Eure).                        " le maréchal CANROBERT, qui après les avoir dirigées, passe à leur issue devant le front des troupes, a remarqué l'air éveillé et intelligent d'un jeune blondin, engagé volontaire et actuellement fourrier  porte fanion du 20ème bataillon de chasseurs...Il le fait sortir des rangs, l'interpelle , et, frappé de ses réponses, il l'encourage à persévérer dans "l'amour des armes" en rééditant pour soutenir son ardeur, ce patriotique...lieu commun que le vieux héros à l'art de relever de sa parole accentuée:" Vous avez peut-être le bâton de maréchal dans votre giberne!". Cinq ans plus tard, le fourrier après avoir passé par l'école de sous-officiers, partait, en qualité de sous-lieutenant d'infanterie de marine , pour le Sénégal." Le Blondin, c'était BINGER.                                                                     Edouard de SUTIL, Le Figaro, Lundi 13 mai 1889.   

10 novembre 2009

BINGER à Sarreguemines ( Moselle )

sarreguemines_maisonLouis Gustave BINGER, âgé alors de 14 ans, arriva à Sarreguemines dans les derniers mois de 1870 avec sasarreguemines mère, sa soeur et son beau-frère, le vétérinaire François CASPAR qui désirait exercer professionnellement dans cette ville. Ce n'était pas un hasard, car l'arrière grand-père de Louis Gustave, Jean BINGER, y était né en 1738 et y avait fait sa carrière d'avocat et de contrôleur-caissier à la Verrerie Royale de Saint-Louis lès Bitche, tout en étant Intendant des biens en Lorraine des ducs de NASSAU-SARREBRÜCK. Un de ses grands-oncles, Jean-Pierre BINGER, fut maire de Sarreguemines.

Trois cousines y vivaient encore à leur arrivée, dans la grande rue qui mène à Puttelange. La famille s'installa au n° 3 de la rue du Quartier, rue qui débouchait devant la caserne des dragons, devenue rue du général Cremer.

Le collège étant fermé à cause de la guerre, il suivit les cours de l'école protestante de maître Jacob GRÜNEWALD dans la rue des Espagnols (Spagnioleberg) située près du pont des Alliés. Puis, pour calmer ses ardeurs patriotiques vis-à-vis de l'occupant allemand, sa mère le plaça comme vendeur à l'épicerie-quincaillerie JEANTY.

Afin d'éviter d'effectuer son service militaire dans l'armée allemande, en début d'année 1873, il quitta Sarreguemines et passa en zone française. Sur recommandation de Monsieur JEANTY, il trouva un emploi dans une quincaillerie de Sedan, ce qui lui permit d'attendre le jour de ses 18 ans, le 14 octobre 1874, où alors, il s'engagea par contrat de 5 ans au 20ème bataillon de Chasseurs à pied en garnison à Mézières (Ardennes).

JEANTYBINGER, à l'amitié fidèle, correspondra toute sa vie avec la famille JEANTY.

   Monsieur Félix Eugène JEANTY  1840-1907       

JEANTY_1

                                                 

Monsieur Eugène JEANTY  1872 - 1937

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                                                                   Collection Famille Jeanty

En haut : photos de la maison habitée par Binger (première sur la gauche)                                                        à gauche vers 1900, à droite en 2006.

Cher lecteur, si vous détenez des renseignements, des documents de cette époque, merci de bien vouloir me contacter.   

25 octobre 2009

aviso colonial "Capitaine ménard"

Louis Gustave BINGER fut nommé Gouverneur de la Côte d'Ivoire par décret du Président de la République Française, Sadi CARNOT, à effet du 20 mars 1893. Désireux d'assurer la protection du littoral de la nouvelle colonie, de ravitailler les postes, d'effectuer un service postal et de transport, il fit l'acquisition en Angleterre d'un aviso (Petit bateau militaire à vapeur) à cheminée blanche et deux grands mâts portant des vergues, qu'il fit venir à Rouen le 29 juin 1893. Puis de Rouen, il vint accoster le long du quai bacalan au port de Bordeaux. Là, il le fit armer d'un petit canon et de deux mitrailleuses Maxim. Binger le baptisa "Capitaine Ménard" en souvenir de son ami tué l'année précédente à Séguéla (Côte d'Ivoire) par les Sofas de SAMORY. Cet aviso eut comme équipage: le commandant BONARD, ROUAULT en était le commandant en second, et POCHARD en fut le maître mécanicien. Le bateau leva l'ancre le mercredi 9 août 1893, et, après 27 jours de croisière, arriva en baie de Sassandra (Côte d'Ivoire).

N'étant pas un navire d'état, le Ministère de la Marine, par correspondance du 22 août 1893, précisa à BINGER que cet aviso n'était pas autorisé à hisser la flamme aux couleurs nationales et qu'il était considéré comme un navire de commerce. Le "Capitaine Ménard" a rempli ses missions pendant plusieurs années.                                                   Voici ci-dessous quelques repères de ses passages sur le littoral de la nouvelle colonie:

Dimanche 8 octobre 1893: le "Capitaine Ménard" venant de l'ouest, arrive ce matin dans la baie de Sassandra.

Lundi 9 octobre 1893 : à 11 heures, il repart vers Grand-Bassam.

Vendredi 20 octobre 1893 : le "Capitaine Ménard" venant de Grand-Bassam jette l'ancre face à Sassandra, puis repart vers l'ouest.

Mercredi 25 octobre 1893: le "Capitaine Ménard" revient de l'ouest de la Côte d'Ivoire et part le même jour en direction de Grand-Bassam.

Dimanche 19 novembre 1893 : une révolte éclate à bord du "Capitaine Ménard" entre Grand-Bassam et Sassandra. Le responsable est arrêté.

Mardi 28 novembre 1893 : Passage du "Capitaine Ménard" le long des côtes.

Dimanche 3 décembre 1893: l'aviso navigue jusqu'à Dakar (Sénégal)

Lundi 1 janvier 1894 : le "Ménard" revient de Dakar et rejoint Grand-Bassam.

Vendredi 2 février 1894: Passage du "Capitaine Ménard" à Sassandra, puis à Lahou.

Lundi 15 janvier 1895 : le "Capitaine Ménard" venant de la Côte ouest, arrive à Grand-Bassam. 

Jeudi 31 janvier 1895: Il se trouve ancré au large de Grand-Bassam.

Jeudi 28 février 1895 :arrivé à Lahou du "Capitaine Ménard" et embarquement de caisses.

Vendredi 1 mars 1895 : A Lahou, termine l'embarquement de marchandises et de matériel pour San Pédro et Grand-Bassam.

Dimanche 31 mars 1895 : arrivée du "Ménard" à Grand-Bassam. Il vient de longer toute la côte ouest.

Dimanche 5 mai 1895 : Départ de BINGER avec le "Capitaine Ménard" pour visiter la côte ouest de la colonie.

Mercredi 8 mai 1895 : l'aviso avec BINGER est au large de Lahou et repart le lendemain vers Tabou.

dimanche 19 mai 1895 : il est de retour à Grand-Bassam.

Samedi 9 août 1895: Le "Ménard" passe au large de béréby allant vers Tabou et repasse le lendemain.

Samedi 31 août 1895 : arrivée du "Ménard" venant de Grand-Bassam et qui repart vers Tabou.

Mardi 3 septembre 1895 : Le commandant PINEAU est à la barre du "Capitaine Ménard" qui se trouve à Béréby.

Vendredi 6 septembre 1895 : Le commandant LAMIEUSSENS prend provisoirement le commandement du "Ménard" .

Mercredi 9 octobre 1895 : passage au large de Béréby.

Mardi 15 octobre 1895 : Le lieutenant de vaisseau en réserve, MORNU, remplace LAMIEUSSENS au commandement de l'aviso "Capitaine Ménard". Le mécanicien EPINOUX remplace POCHARD.    

Tous les passagers à bord du "Capitaine Ménard" ne dépendant pas des services publics devait acquitter un "Prix de passage" en fonction de la destination sur le littoral de la Côte d'Ivoire. Ce tarif ne comprenait pas la nourriture qui restait à la charge du passager qui traitait directement avec le "Pourvoyeur" de l'aviso.    

 

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20 octobre 2009

Comment on devient explorateur ?

Sous ce titre, BINGER a publié en 1893 un recueil, plutôt un livre de recettes, pour se préparer et comment se comporter lors d'explorations. A cette époque, il avait déjà réalisé ses deux grandes explorations en Afrique de l'Ouest et il savait de quoi il parlait. J'ai extrait quelques pages de cet ouvrage savoureux. A vous lecteur d'apprécier.

COMMENT_EXPLORATEUR_2COMMENT_EXPLORATEUR_1COMMENT_EXPLORATEURCOMMENT_EXPLORATEUR_4  "Les indigènes pourront toujours, s'ils le veulent, empêcher une mission de passer. Ils la feront tomber dans un guet-apens, l'attaqueront lors d'un passage à gué, la piégeront dans un marécage. S'ils ne se sentent pas assez forts pour attaquer, ils feront le vide, les vivres viendront à manquer, l'explorateur imprudent n'aura plus qu'à repartir."                                                                                                       "Ma méthode: marcher seul avec quelques animaux de trait ou, si le relief ne le permet pas, des porteurs. En contrepartie, il faut savoir vivre sur le pays, parler une ou deux langues et n'étaler en aucun cas une richesse qui pourrait susciter des convoitises. En résumé, modestie, prudence, voilà les meilleurs armes de l'explorateur..."

Porteurs

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19 octobre 2009

Chez les BINGER

CARTE_VISITE_BINGER " Louis Gustave BINGER était un homme de grande courtoisie. Il aimait inviter ses amis à sa table et ses invitations étaient recherchées."

En 1907, il est noté que le gouverneur et Madame recevaient, selon les bons usages, les premier et troisième lundis de chaque mois.                                                 Petit, Joseph, chanoine " Qui était le gouverneur général Binger".

"Quels divertissants déjeuners, chez Binger, dans la maison de la rue St Lazare à l'Isle-Adam. Binger contant ses histoires, montrant des bibelots, corne d'antilope sertie d'or, masque de sorcier....".                                                                             Henriot, Emile, académicien "Tout va recommencer sans nous" Plon, 1951.

"Or je vis s'avancer vers moi, derrière la grille de son jardin, un homme simple et calme, à l'oeil bleu profond et doux, rappelant celui de JOFFRE. Un noble et solide bon sens commandait ses pensées et ses gestes. Tout dénotait la réflexion chez cet adversaire du hasard, une volonté inébranlable, un courage total et qui s'ignore."                   BOUVIER, René, in "Alsace Française".

Louis Gustave BINGER avait loué en 1929 à un avocat parisien une grande maison bourgeoise entourée d'un  jardin arboré au n° 53 rue Saint-Lazare à l'Isle-Adam (Val d' Oise) qu'il habita jusqu'à sa mort avec sa femme et son dernier fils jacques. Il y reçu notamment, en 1931, lors de l'exposition coloniale, nombre de ses amis africains.      Ci-contre, photographie prise devant sa maison.    Maison_Binger_devant_maison_IA_en_1931_copie

Maison_BINGER_devant_maison_rue_St_Lazare_copieBinger dans son jardin en 1934.

Maison_Binger_1 La maison "Binger" en 2009, avec sa plaque apposée près du portail d'entrée.

Maison_Binger_2" ...Dans sa villa, il s'était entouré de tous les souvenirs, de toutes les reliques de son existence coloniale...". Extrait du discours du docteur SENLECQ, maire de l'Isle-Adam, le 26 juin 1938, lors de l'inauguration du monument Binger.   

L.G. BINGER en famille devant sa maison de l'Isle-Adam en 1931

THOMANN_G_Thomann_chez_binger_l_isle_adam_1931

                                                                                                                 Collection Philippe Le Port

 

 Pour en savoir davantage sur la ville de L'ISLE ADAM

CLIQUER  ICI

 

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31 août 2009

Visite de France 3 IDF 19/20 au Musée Senlecq à l'Isle-Adam

Pour ceux qui veulent voir ou revoir la séquence du journal télévisé de France 3 19/20 du vendredi 7 août 2009 consacrée à l' exposition.

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30 août 2009

l'exposition BINGER à L' Isle-Adam ( Val d'Oise )

EXPO_1EXPO_2

A ce jour, les médias suivants se sont intéressés à cette exposition en publiant un article ou en réalisant un court métrage :   Elle, Télérama, TV Val d'Oise, France Inter, Le Figaro, FR3 IDF(JT 19/20 et Soir 3,vendredi 7 août).

D'autres expositions autour de l'explorateur L.G. BINGER sont prévues dans les mois qui viennent tant en France qu' en Afrique. Nous vous tiendrons informés.

      L'exposition présentée a accueilli 4235 visiteurs             

L'exposition a fermé ses portes avec une grande affluence. Plus de 300 visiteurs se sont présentés ce dernier week-end et se sont répartis dans les différentes salles où deux visites guidées étaient proposées. L'équipe du Musée de l'Isle-Adam qui a monté cette exposition est ravie d'avoir pu dialoguer avec de nombreux visiteurs passionnés de l'histoire de l'Afrique pour y être nés ou y avoir vécu. Le dialogue se poursuivra via une autre exposition qui vous sera annoncée prochainement.   

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